Stage au Pérou, 4 étudiants Pharma de Lille à Arequipa

4 étudiants en 5ème année de pharmacie à Lille pour 3 mois de stage hospitalier à Arequipa en 2009 (Hospital Goyeneche). De Lima à la Bolivie, en passant par Cusco, Paracas, le Machu Picchu, le Canyon de Colca, Puerto Maldonado, Salar d'Uyuni, Sud Lipez...

Cusco, part 3 : Trekking vers la Vallée Sacrée des Incas

De retour du Machu Picchu nous avons retrouvé Alan à l'hôtel, qui nous avait préparé un petit programme de trek sur 4 jours, en direction de la Vallée Sacrée et plus précisemment de Lamay, le village de son enfance. Cet itinéraire est pour le moins original. La plupart des touristes prennent la direction de Choquequirao, un site bien plus étendu que le Machu Picchu et qui surtout n'est accessible qu'à pied. Ce sont cependant 4 jours de marche, en altitude, sur un terrain assez difficile et je pense que nous n'aurions pas été physiquement à la hauteur. Nous avons donc prix l'option plus inédite, plus couleur locale et moins chère avec l'itinéraire d'Alan incluant site inca, village quechua et nuit dans sa famille. :)

Puisqu'il faut bien se reposer un peu, nous avions quand même pris une journée de battement qui nous a permis de visiter les derniers sites incas de la région : Tambo Machay, Puka Pukara, Kenko et Sacsayhuaman.
Nous avons mis en route le lendemain. De Puka Pukara, un peu plus haut que Cusco pour éviter de commencer directement par une montée interminable. Ce n'est pas pour ça que le début a été simple. L'altitude est déjà une difficulté. Le poids des sacs n'est qu'un petit plaisir en plus. Et on a quand même rencontré des montées ! La météo n'a pas toujours été de notre coté non plus. Le ciel s'est assez vite couvert et nous avons même eu le droit à quelques grêles (limite flocons de neige) au beau milieu du pique-nique ! Heureusement, tout cela s'est calmé ensuite. C'est qu'il en restait de la route à parcourir. Bieeeeen plus que prévu ! L'ami Alan et ses 4 poumons (comme la plupart des péruviens) nous a bien surestimés. Il a quand même hésité à un moment à raccourcir l'étape mais le but était quand même de pouvoir dormir dans les ruines d'un site inca, c'eut été dommage d'arrêter avant. Résultat, nous sommes arrivés la nuit quasiment tombée, après 8h de marche, 19kms et 700m de dénivelé positif. Tout ça à 3500m d'altitude... si on nous avait prévenu avant, je crois qu'on aurait pas signé !!!
La nuit dans le site inca d'Huchuyqosqo était malgré tout une expérience à vivre. Nous n'avons pas vu grand chose au soir bien entendu mais avons d'autant plus apprécié la surprise de sortir de la tente et de tomber sur un site méconnu, sans aucun touriste mais pour autant plein d'intérêt.



C'est donc après la visite guidée du site par Alan que nous avons repris la route, pour 3h de descente en direction de Lamay. Nous y avons été accueillis par la maman d'Alan, et toute sa famille d'ailleurs. Là encore, une sacrée expérience ! On est très loin d'Arequipa et des familles que nous connaissions jusque là. La maison est sommaire, les toilettes sont au milieu de l'enclos des poules, canards et moutons. Les cochons d'inde, eux, sont dans la cuisine. Enfin sauf ceux qui sont dans la pièce d'à côté qui leur est consacrée. Notre repas est prêt à notre arrivée, là dans le coin de la cuisine sur le petit feu de bois. Ils sont tous d'une gentillesse extrême.
Pour le repas du soir on nous propose de goûter le cochon d'inde fait maison justement. On peut aller se reposer, ils nous appelleront quand ils commenceront à les préparer, pour qu'on puisse observer ... ou participer ! Oui, parce qu'on nous a proposé de tuer notre propre cochon d'inde. Nan, bah ça va aller hein ! :) Nous nous sommes contentés de regarder et de filmer la mise à mort, le rituel des pétales, le "plumage" puis le rasage, le remplissage à l'aide d'herbes ou à l'inverse le vidage des intestins. Car rien ne se jette. Ca s'est confirmé lors du repas. Même si nous avons apprécié à juste titre le repas, il y avait certains trucs plus durs à avaler que d'autres. Comme la préparation à base des tripes, la peau, le gras... Hé bien la famille regroupée autour de notre table s'est fait une joie (le mot est faible) de partager nos restes... griffes y compris !!!



La vidéo de la préparation. AMES SENSIBLES, S'ABSTENIR !



Le lendemain, Alan commençant enfin à évaluer notre niveau physique et respiratoire, c'est en taxi que nous sommes montés au vrai petit lieu-dit de son enfance. On peut quand même comprendre qu'il ait eu du mal à admettre qu'on ne puisse le faire à pied puisque lui, étant petit, se faisait l'heure et demi de montée tout les soirs pour rentrer de l'école. Nous sommes montés pique-niquer au bord de la falaise avec une vue imprenable sur la Vallée Sacrée et le Rio Urubamba. Encore une fois cette impression d'être des privilégiés, au milieu de nulle part, coupés du monde... Et puis il faut dire que le guacamole préparé par notre guide-cuisto n'était par pour rien dans cette impression de bien-être ! :) C'est qu'il est pas mauvais cuisinier Alan non plus.
De retour vers le village nous avons rencontrés un couple de vieux paysans qui récoltaient leur blé. La discussion n'était pas facile puisqu'il ne parlaient que Quechua mais nous sommes restés avec eux, à les observer, à les aider un peu aussi, tant bien que mal. Il étaient dans ce tout petit champ depuis 4 jours, à battre leur blé au pied avant de le faire passer au vent pour nettoyer les grains de leur enveloppes. Il devaient avoir préaparé à peine 150kgs. En 4 jours... Admiratifs devant tant de courage et d'abnégation nous nous sentions tout petits, complétement décalés de leur monde. Ils nous ont pourtant encore invité à partager leur repas. La vieille dame est partie chercher des pommes de terre. Alan a commencé à construire un four en terre dans lequel nous avons enflammé des branchages. Une fois la terre bien chaude nous avons introduit les pommes de terre avant d'écrouler le four pour laisser cuire. Tout ça au milieu du champ. 20 minutes de cuisson et nous voilà en train de partager des patates avec des paysans parlant Quechua, au beau milieu d'un champ qui n'avait certainement jamais vu de touriste. Notre maigre contribution aura été notre reste de guacamole. Ils nous en ont pourtant vivement remercié. Encore un moment inoubliable.
Nous avons passé la soirée avec la tante d'Alan, dans sa maison. Enfin sa cuisine, sa chambre, sa seule pièce quoi. La brave petite mamie y vivait sans électricité et seule, si on omet les 35 cochons d'inde (record battu) et le petit chat orphelin. Notre présence aura été l'occasion de lui faire partager notre repas, des spaghetti au thon, un peu de changement dans son quotidien de maïs et de pommes de terre de sa production.



Le dernier jour, enfin, nous nous sommes contentés d'une petite heure et demie de marche pour redescendre à Lamay. Un dernier repas chez la maman d'Allan, quelques courses à l'épicerie pour la remercier et nous voilà repartis en bus pour Cusco. Fatigués. Mais comblés.

Galerie complète des 4 jours

Le tracé des 4 jours, les 3/4 étant bouclés le jour 1 :) :

Rubrique Conseils aux Voyageurs :
Un seul conseil : Appelez Alan, il s'occupe de tout le reste ! (il faut juste que je retrouve son numéro... je le mets ici dès que possible)

Le Pérou, c'est...

Voilà presque un mois et demi que nous sommes ici et on s'est bien habitué à la vie péruvienne!

  

Le Pérou, au quotidien:

- La combi: notre moyen de transport quotidien, un mini mini-bus, ou quand il n'y a plus de places assisses, on se retrouve debout la tête penchée pour éviter le plafond, même du haut de mes 1.65m ! Mais c'est vrai que pour 0.70soles (je vous laisse diviser par 4 pour avoir le prix en euro ;) ), on va pas demander trop de confort!

 

 - Le taxi : quand on veut un peu plus de confort (ou qu'il n'y a plus de combis : en soirée ;) ), c'est le second moyen de transport. Ce petit pot de yaourt jaune est donc assez visible et assez abondant dans toute la ville. Il est toujours préfèrable de choisir des compagnies sûres telles que "Turismo Arequipa", "45",... Puis on marchande le prix pour arriver à 3soles !

Vous vous souvenez ? Le taxi dans lequel on est monté à 9?

- La gastronomie : Ici, on mange riz et poulet. C'est l'alimentation quotidienne, sous toutes ses formes. Le poulet ou pollo est LA viande ici. Ils mangent moins de sucreries qu'en France. Le chocolat n'a pas le même gôut qu'en France :(, le chocolat chaud n'est pas aussi bon. Il n'y a pas non plus de vraies boulangeries (donc pas de pains au choco :( ;) ). Mais ils ont des gâteaux immenses :) ( Certains auront reconnu la gourmande ;)

 

- Fiestas: Il y a quelques fêtes qu'il n'y a pas en France comme les 15ans des jeunes filles (ou 18ans des garçons qui se font beaucoup moins).

Il y a également la fête d'arrivée du bébé : le Baby Shower. Avant sa naissance, on invite amis, clowns et on simule le change du bébé, le biberon, l'accouchement... On a pas pu y assister mais les vidéos sont intéressantes !

Pour ce qui est de la musique, beaucoup de tubes péruviens mais il y a également le "Love Génération" ou d'autres musiques françaises retraduites comme "Le téléphone pleure" mais qui ne se danse pas en discothèque bien sûr.

 

Le Pérou, au quotidien, c'est donc les klaxons des taxis et combis (pour dire "Je passe" à l'arrivée de chaque croisement) et leur conduite imprudente, la petite musique du camion poubelle le matin en se réveillant, le son au max des tv et autres (dans le bus, pharmacie...) ... sans oublier les beaux paysages, comme le misti enneigé depuis peu! :)

par Virginie HIBON, le vendredi 7 août 2009 à 14:14 12 commentaires

14 Juillet au Pérou

Alors que nous avions pratiquement tous les 4 oubliés que le 14 juillet c'est la fête nationale en France, et bien apparemment, ici, tout le monde le sait. En route pour Plaza Vea, le seul hypermarché d'Arequipa (ça fait bizarre, on se croirait à Auchan).

Ce fut difficile de trouver les bons ingrédients surtout quand on demande de la ciboulette et qu' on vous regarde avec des yeux ronds parce que en fait ça s'apelle de l'oignon de Chine, mais bon, on fait avec ce qu'on peut. 

Menu :

  • Aprero : chips, coca rien de bien de chez nous.
  • Entrée : crêpes à la  béchamel (faite avec beaucoup d'amour par notre Ninie), jambon, fromage (ici pas de gruyère, tout ce qu'on sait, c'est qu'il a fondu dans la sauce)
  • Ensuite, roulés de Dinde façon QUENTIN : poulet (pas non plus d'escalope de Dinde), fromage, prosciutto humm!! tout ça enroulés et tenus pas des cures dents.
  • Accompagnés par ses pommes au four façon  "Maman " (j'ai exporté ta recette au Perou :-))
  • Dessert : tarte tatin, pavé au chocolat de NINIE, fondue chamalows au chocolat.

Seulement voila, le 14 après midi, coup de fil : les étudiants en médecine nous invitent à manger des crêpes et de la ratatouille, c'est parti, on fait les desserts.

La tarte Tatin était salée (ne jamais faire de pate brisée avec du beurre salé, à retenir), pour dire de pas arriver qu'avec une tarte inmangeable, on fait un marbré: qui a brulé dans le four!!!. Pas grave, soirée du 14 agréable tous ensemble, et le 15, bonne ambiance avec nos correspondants qui ont été épatés par nos talents culinaires.

Pas de feu d'artifice cette année, juste une petite démonstration de la danse des canards et du Scottish!!

par Delphine MAZZOLENI, le jeudi 23 juillet 2009 à 22:09 un commentaire