Le Lac Titicaca (Puno, Uros, Taquile, Amantani, Sillustani)

La ville de Copacabana en elle même a beau être très sympa, il n’en reste pas moins que l’attraction locale est le Lac Titicaca. Nous avons donc décidé de quitter la Bolivie après 1 journée et demi à Copacabana pour filer à Puno et profiter de 2 jours complets sur le lac pour en visiter les îles coté Pérou (pendant que Quentin, Delphine et Marianne choisissaient la formule courte coté Pérou pour profiter de l’Ile du Soleil en Bolivie).
Nous sommes donc partis au petit matin pour un circuit de 2 jours, 1 nuit en bateau. Nous avons choisi la formule tout organisé. Ça fait un peu tourisme de masse mais le groupe et le guide ont l’air sympas.

Première étape : les Îles flottantes Uros

Les Uros sont une petite communauté d’indiens vivant traditionnellement sur des îles flottantes construites en roseau et amarrées en plein lac Titicaca. Il se sont depuis peu ouverts au tourisme et permettent de visiter leurs îles afin de découvrir leur mode de vie. Cela leur permet d’assurer un revenu plus conséquent que via leurs sources de revenu traditionnelles qui sont en déclins.
Bon ça, c’est pour la légende… La vérité est plus proche des infos fournies par Wikipédia :

Les Uros se sont éteints complètement, dans les années 1950, abandonnant leur terre de roseaux aux Indiens aymaras de Puno. Ces derniers occupent les îles flottantes à des fins touristiques, en y perpétuant les traditions Uros.
Au début des années 2000, la langue des indiens Uros (que l’on appelle l’uru ou l’iru-utu) ne comptait plus que deux locuteurs sur une communauté indigène de moins de 200 personnes (parlant maintenant espagnol ou aymara).

Il se murmure même que le gouvernement a fait rapprocher les îles il y a peu (l’avantage qu’elle soient flottantes !) pour en faciliter l’accès aux touristes. Mais bon, malgré tous les commentaires négatifs que j’avais pu lire avant de partir (« c’est vraiment Disneyland », « de toute façon ils ne vivent même pas là et ne viennent que le matin pour les touristes »…), j’ai trouvé l’accueil très sincère et chaleureux. Les gens sont sympathiques, les explications et démonstrations intéressantes et en clou du spectacle, les femmes du village chantant Frère Jacques et Vamos a la Playa ! 😀 Et même s’il faut considérer ça comme une « prestation touristique », elle est certainement de bien plus haute qualité que nombre de celles qu’on peut trouver en France. Certes ils cherchent surtout à vendre, à vous faire repartir avec des souvenirs… mais à moins que ce ne soit le seul endroit que vous visitiez au Pérou, vous devez commencer à être habitués ! Après, il y a de nombreuses communautés, de nombreuses îles, toutes ne se valent peut-être pas.

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Deuxième étape : l’île d’Amantani

A l’arrivée sur Amantani, les femmes du village nous attendent. Nous allons être répartis dans nos familles pour la nuit. Virginie et moi nous retrouvons avec Coralie et Roxanne, du Sud, même si Roxanne vit désormais au Pérou suite à son mariage ! La famille est gentille mais le contact est distant. On nous sert à manger séparément, la femme semble timide. Il s’avère en fait qu’il s’agit de la fille de la maison. La mère est partie en ville pour quelques jours. Heureusement il y a les enfants. ?????????, David et Lily ; 14, 12 et 1 an. Très gentils et très ouverts. Bon, pas encore experts en Quena et Flute de pan (nos oreilles s’en souviennent) mais ça viendra 🙂 On apprend alors que les familles recoivent chacune leur tour les touristes. Cela leur apporte un petit complément de revenu. Mais ils n’ont en fait de touristes qu’une fois tous les 2 mois si je me souviens bien.

Le groupe se rejoint ensuite pour monter au sommet de l’île. Le panorama est magnifique, le coucher de soleil sur le lac inoubliable. C’est à ce moment que tous les se retrouvent au même endroit qu’on se rend compte qu’on est loin d’être les seuls à dormir sur l’île ! La suite du programme : retour à la maison, repas et fête traditionnelle en costume. Oui mais voilà… notre famille n’a pas l’air bien motivée pour la fête. « C’est un peu loin… », « Et puis en plus il faut passer le long du cimetière et il y a des esprits… », certes les excuses tombent bien, les esprits ont bon dos, mais les croyances semblent encor très fortes ici, « Bon et puis maintenant il est trop tard ». Plutôt que de nous laisser abattre, nous avons occupé la soirée différemment en aidant David à faire ses devoirs (le dimanche soir de 22h à minuit, c’est du propre !). Virginie s’est découvert des talents de pédagogue … mais a aussi pu apprécier la difficulté à comprendre le texte qu’il devait étudier !

Le lendemain matin (après une nuit avec les esprits de l’île), nous avons quand même pu essayer les cotumes traditionnels (je vous laisse apprécier les photos), avant de reprendre le bateau pour Taquile, l’île suivante.

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Troisième étape : l’île de Taquile

Passage beaucoup plus bref sur cette île ci, il reste quand même pas mal de bateau pour rentrer à Puno en soirée. Après une courte marche le groupe se rejoint au restaurant où le guide nous apporte les explications sur l’histoire et la culture de l’île. Ces deux-ci sont largement dominées par le textile et présentent quelques particularités telles que ce sont les hommes qui tricotent, tout le temps, en marchant, en parlant… pendant que les femmes filent la laine ; ou encore un code régit le porté du chapeau afin de définir les hommes célibataires ou non, cherchant ou non, une relation sérieuse ou non…

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De retour à Puno nous avons croisé Quentin, Delphine et Marianne qui ont pris la direction de Cusco via le bus touristique de jour. Virginie et moi avons choisi la solution de nuit, moins coûteuse (mais quelle nuit pourrie mes amis, à cause de la route pour laquelle j’utiliserai le même qualificatif), qui nous permettait de rester une journée de plus à Puno pour visiter Sillustani et faire quelques achats de souvenirs. Même s’il y a moins de boutiques, les souvenirs sont moins chers et les vendeurs moins collants. Nous avons également risqué notre vie lorsque l’échaffaudage supportant le feu d’artifice sur le parvis de la cathédrale s’est effondré, les fusées partant subitement dans toutes les directions !

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Pas de conseil particulier aux voyageurs, l’agence était correcte sans plus, l’hôtel était moyen (j’ai frôlé l’électrocution sous leurs satanées douches électrique… mon bras s’en est souvenu pendant quelques heures), mais il a au moins eu le mérite de nous conseiller le suivant, pour Cusco.

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